
Reine incontestée du potager d'été, la tomate est aussi gratifiante que parfois capricieuse. Pour éviter les déceptions (maladies, fruits qui ne mûrissent pas, ravageurs), voici tout ce qu'il faut savoir, du choix de la variété jusqu'à la récolte.
Pour bien choisir, il faut d'abord identifier l'usage que l'on veut en faire en cuisine et la place disponible au jardin ou sur la terrasse.

La réussite se joue dès la mise en terre (généralement à la mi-mai, après les derniers risques de gel).
Une profondeur maximale : Lors de la plantation, enterrez le plant jusqu'aux premières feuilles. La tige immergée va développer de nouvelles racines, ce qui rendra le plant deux fois plus fort.
De la gourmandise au fond du trou : La tomate est une plante très "gourmande". Déposez une poignée d'orties fraîches hachées ou un bon compost mûr au fond du trou pour booster son démarrage.
Le tuteurage immédiat : Installez le tuteur (spirale, piquet) dès la plantation pour ne pas abîmer les racines plus tard.
L'espacement : Laissez au moins 60 à 80 cm entre chaque pied pour que l'air circule bien.
Cultiver des tomates ressemble parfois à un parcours du combattant, mais la plupart des problèmes s'évitent grâce à de la prévention.
Cette maladie cryptogamique (champignon) apparaît en cas d'humidité combinée à la chaleur. Les feuilles brunissent, puis les fruits pourrissent.
La parade : Ne mouillez jamais le feuillage lors de l'arrosage. Arrosez toujours au pied. En prévention, pulvérisez de la bouillie bordelaise ou du purin de prêle après une pluie estivale.
Le dessous de la tomate devient noir et sec. Ce n'est pas une maladie, mais une carence en calcium provoquée par... un arrosage irrégulier.
La parade : Arrosez de manière régulière (mieux vaut un bon arrosage copieux tous les 3 jours qu'un petit peu tous les jours). Un bon paillage au pied maintient l'humidité constante et évite ce stress hydraulique.
La parade naturelle : Misez sur les plantes compagnes ! Plantez des œillets d'Inde ou du basilic au pied de vos tomates. L'œillet d'Inde repousse les nématodes du sol et les parasites grâce à son odeur, tandis que le basilic stimule la croissance de la tomate et améliore son goût.
La méthode classique : On retire les "gourmands" (les petites tiges qui poussent à l'aisselle des branches principales) pour concentrer l'énergie de la plante sur les fruits déjà présents. C'est idéal pour les grosses tomates (Cœur de Bœuf, Marmande).
La méthode sans taille : Pour les tomates cerises, la taille est inutile. Laissez-les buissonner, vous aurez simplement beaucoup plus de petits fruits !
En fin de saison (fin août), étêtez la tige principale au-dessus du dernier bouquet de fleurs pour forcer le plant à faire mûrir les dernières tomates avant l'automne.
| L’administrateur du site est actuellement en ligne! |